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17 août 2026

400 000 € pour une ancienne maison de gardien : Et si Saint-Aubin-lès-Elbeuf choisissait plutôt un Jardin Aquatique intergénérationnel ?

 400 000 € pour une ancienne maison de gardien : Et si Saint-Aubin-lès-Elbeuf choisissait plutôt un Jardin Aquatique intergénérationnel ?


La municipalité de Saint-Aubin-lès-Elbeuf envisage d'investir 400 000 € dans la rénovation d'une ancienne maison de gardien au stade pour y aménager un espace jeunes. Si le soutien à la jeunesse est une priorité légitime, le coût de ce projet pose question au regard de la baisse continue de l'épargne brute de notre commune.

Engager une telle somme représente plus de 14 % des dépenses d'équipement réelles de la ville pour toute l'année. Pourtant, une alternative financièrement responsable et bénéfique à l'ensemble des habitants est possible.

Une alternative concrète : Le Jardin Aquatique du Parc Saint-Rémy

Plutôt que de concentrer un budget massif dans la réhabilitation d'un bâtiment excentré, la commune pourrait requalifier la pelouse centrale du Parc Saint-Rémy en y créant un espace vert intergénérationnel rafraîchissant, à l'image des aménagements réussis de Petit-Couronne.

Ce projet d'aménagement comprendrait :

  • Une aire de jeux d'eau de 50 m² : une dalle zéro profondeur équipée de jets d'eau interactifs en circuit fermé, offrant un îlot de fraîcheur gratuit et sans danger pour les enfants et les familles durant l'été.

  • Une accessibilité PMR renforcée : des allées stabilisées reliant la grande voie du parc à la zone d'eau pour faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite, des séniors de la résidence voisine et des poussettes.

  • Des espaces de repos et de rencontre : des bancs ergonomiques installés à l'ombre des grands arbres existants et une ceinture paysagère de plantes vivaces.

Le comparatif budgétaire : Plus de 340 000 € d'économies

Sur le plan des finances locales, la comparaison plaide largement en faveur du parc intergénérationnel :

  • Un coût de réalisation réduit de moitié : 216 000 € TTC (180 000 € HT) contre 400 000 € pour les vestiaires.

  • Des subventions très élevées : Jusqu'à 70 % de cofinancements mobilisables (État via la DETR, CAF de Seine-Maritime, Conseil Départemental, Agence de l'Eau) au titre de la lutte contre les îlots de chaleur et du soutien aux familles.

  • Un reste à charge minime pour la ville : Seulement 31 000 € à 56 000 € (hors retour FCTVA), préservant ainsi plus de 340 000 € d'épargne communale.

  • Des charges de fonctionnement maîtrisées : Environ 3 000 € à 4 500 € par saison estivale grâce au traitement de l'eau en circuit fermé, contre 15 000 € à 25 000 € par an d'électricité, de chauffage et d'entretien pour un bâtiment permanent.

Notre commune compte autant de séniors (32,8 %) que de jeunes de moins de 30 ans (33,2 %). Plutôt que de cibler une seule tranche d'âge, investissons dans un projet durable, créateur de lien social et protecteur des deniers publics.

Qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas à donner votre avis en commentaire !

Source :

Documents officiels de la Mairie de Saint-Aubin-lès-Elbeuf

  • Épargne brute 2026 (1,130 M€) : Budget Primitif Ville 2026.pdf (Délibération du Conseil Municipal n° 018/2026 du 10 février 2026, p. 3).

  • Épargne brute 2025 (1,980 M€) : Budget Primitif Ville 2025.pdf (Délibération du Conseil Municipal n° 018/2025 du 25 mars 2025, p. 3).

  • Épargne brute 2024 (3,019 M€) : Budget Primitif Ville 2024.pdf (Délibération du Conseil Municipal n° 019/2024 du 26 mars 2024, p. 3).

  • Dépenses d'équipement réelles 2026 (2,783 M€) : Budget Primitif Ville 2026.pdf (Délibération du Conseil Municipal n° 018/2026 du 10 février 2026, section d'investissement).

  • Remboursement du capital de la dette 2026 (1,056 M€) : Budget Primitif Ville 2026.pdf (Délibération du Conseil Municipal n° 018/2026 du 10 février 2026, p. 2).

Données sociodémographiques locales

  • Structure de la population (33,2 % de -30 ans, 32,8 % de +60 ans) et revenu médian (23 770 €) : Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE – Dossier complet de la commune de Saint-Aubin-lès-Elbeuf).

Normes techniques et barèmes de financement public

  • Ratio de coût des fontaines sèches (1 500 € à 2 000 € HT/m²) : Référentiel technique de l'ADEME / Plateforme Plus fraîche ma ville (Guide des aménagement d'îlots de fraîcheur urbains).

  • Calcul du FCTVA (16,48 % du TTC) : Article L1615-6 du Code général des collectivités territoriales (CGCT).

  • Plafonds et barèmes de subventions (DETR/DSIL, CAF 76, Département) : Dispositifs réglementaires de soutien à l'investissement local (Préfecture de Seine-Maritime & Conseil Départemental de Seine-Maritime).

31 juillet 2026

Savez-vous qu'il y a une nouvelle autoroute à Saint-Aubin-lès-Elbeuf ? L'autoroute "A-André Malraux" !

Savez-vous qu'il y a une nouvelle autoroute à Saint-Aubin-lès-Elbeuf ? L'autoroute "A-André Malraux" !



Hier, j'ai eu le plaisir d'échanger avec plusieurs d'entre vous dans le quartier des Bois Landry. Un constat est revenu avec force : la rue André Malraux est devenue une véritable autoroute urbaine.

Entre les excès de vitesse répétés, les rodéos à deux-roues et le non-respect des priorités à droite comme des cédez-le-passage, le sentiment d'insécurité est bien réel pour l'ensemble des riverains.

L'exaspération des habitants : faut-il attendre un accident ?

Lors de nos discussions, vous avez été très clairs et vous soutenez pleinement mes propositions. L'exaspération est immense et totalement justifiée : cela fait beaucoup trop d'années que cette situation dure. Vous m'avez confirmé que l'ancienne municipalité n'a jamais rien fait, malgré toutes les remarques et les alertes qui ont été sans cesse remontées à la mairie.

Aujourd'hui, le sentiment général se résume à une question légitime et révoltante : est-ce que la mairie attend qu'il y ait un accident pour faire enfin quelque chose ?

Faire face à la réalité budgétaire

La tentation serait de réclamer de lourds aménagements : casser la chaussée, installer de grands plateaux en béton ou créer des chicanes. Mais soyons pragmatiques : notre commune dispose de moyens financiers limités et ne peut pas engager des dizaines de milliers d'euros dans un chantier complexe.

Faut-il pour autant laisser la situation en l'état ? Absolument pas. Il existe une alternative très accessible et immédiatement efficace : l'installation de bandes vibrantes perpendiculaires à la voie.

Pourquoi l'option des bandes vibrantes ?

  • Un coût minime : L'achat et la pose de bandes thermoplastiques coûtent très peu cher et s'intègrent facilement dans le budget de fonctionnement courant de la ville.

  • Une pose rapide : L'intervention nécessite seulement une demi-journée de travail, sans bloquer la circulation pendant des semaines.

  • Un avertisseur direct : Disposées en travers de la route, ces bandes créent une alerte sonore et tactile sous les roues qui force le conducteur à lever le pied.

5 zones d'installation ciblées

Pour optimiser l'efficacité de ce système sur cette très longue ligne droite, je propose de sécuriser 5 points précis :

  1. Au début de la rue André Malraux : Une bande vibrante placée directement sur le "cédez-le-passage" pour marquer l'entrée de la zone.

  2. Avant l'arrêt de bus (Centre Social) : 3 rangées de bandes vibrantes pour ralentir avant la traversée piétonne.

  3. Après l'arrêt de bus : 3 rangées de bandes vibrantes pour ralentir avant la traversée piétonne de l'autre côté.

  4. Avant le passage du pont : 3 rangées de bandes vibrantes pour freiner les véhicules afin de faire enfin respecter la priorité à droite du Chemin des Feugrais.

  5. Après le pont (dans le sens inverse) : 3 rangées de bandes pour les voitures arrivant en face, afin de faire enfin respecter la priorité à droite du passage des véhicules qui viennent du pont.


Agir sans attendre

Proposer des bandes vibrantes, c'est choisir une solution concrète, immédiatement réalisable et respectueuse de nos impôts. C'est surtout la preuve qu'on peut agir pour la sécurité de notre quartier sans attendre des années ou des budgets miracles.

Que pensez-vous de cette proposition ? N'hésitez pas à laisser votre avis ou à témoigner de votre quotidien dans les commentaires ci-dessous !

22 juillet 2026

Chaleur dans les écoles et aménagements urbains : une réflexion partagée sur nos priorités locales

 Chaleur dans les écoles et aménagements urbains : une réflexion partagée sur nos priorités locales


Un défi climatique partagé et documenté


Les épisodes de forte chaleur à la fin du printemps et au début de l'automne ne sont plus des exceptions. Depuis la grande canicule de 2003, puis les étés particulièrement chauds de 2019, 2022 ou 2023, l'adaptation de nos bâtiments scolaires est devenue un sujet de préoccupation majeur à l'échelle nationale (Sources : Météo France & Ministère de la Transition Écologique).

Dans les salles de classe, les fortes températures rendent le travail très éprouvant pour les élèves et les enseignants. Lorsque les seuils d'alerte sont atteints, le Ministère de l'Éducation Nationale préconise la mise en place de mesures d'urgence (aménagement des horaires, voire fermetures exceptionnelles de classes). Pour les familles qui travaillent, ces ajustements pris au dernier moment demandent une réorganisation souvent complexe.

La gestion municipale exige un équilibre constant entre la réponse aux urgences du quotidien et la planification d'investissements de fond. C'est dans cet esprit d'échange constructif qu'il est intéressant de poser un regard calme sur l'utilisation des deniers publics.

Une mise en perspective des budgets

Pour mieux appréhender les coûts d'aménagement de notre commune, il est toujours instructif d'observer les ordres de grandeur.

D'un côté, la commune a fait le choix d'installer un sanitaire public automatisé en centre-ville (Décision n° 2024-013 et Rapport d'Orientation Budgétaire 2026), confié à la société FRANCIOLI, pour un montant de 43 200,00 € HT, soit 51 840,00 € TTC (avec un accès payant à 0,50 €). Cet équipement vise à offrir un service d'hygiène utile aux usagers du centre-ville et aux promeneurs.


De l'autre côté, si l'on étudie le coût d'atténuation de la chaleur dans nos écoles avec des climatiseurs mobiles monoblocs de forte puissance :

  • L'estimation du matériel : Pour des salles de classe d'environ 40 m² accueillant plus de 20 élèves, il faut compter un budget moyen de 900 € TTC par appareil (Source : Relevés de prix moyens constatés auprès des enseignes spécialisées pour un climatiseur mobile de 12 000 à 14 000 BTU, silencieux et de classe énergétique A+).
  • À l'échelle de l'école élémentaire Marcel Touchard : L'équipement des 5 classes s'élèverait à environ 4 500 €.
  • À l'échelle globale de la commune : Équiper l'ensemble des 54 classes (maternelles, élémentaires et collège) représenterait un investissement matériel global d'environ 49 000 €.

Cette comparaison montre simplement qu'avec une enveloppe équivalente à celle d'un aménagement sanitaire extérieur, il est possible d'envisager des solutions concrètes de rafraîchissement pour l'ensemble des salles de classe de la ville.

Des besoins multiples à concilier

Gérer une ville, c'est répondre à des attentes très diverses. L'installation de toilettes publiques part d'une intention d'améliorer le confort de l'espace public. Cependant, en échangeant avec les Saint-Aubinois, d'autres sujets ressortent naturellement comme des attentes fortes du quotidien, au premier rang desquels figure le bien-être de nos enfants à l'école.

Au-delà des équipes politiques et des mandats qui se succèdent — avec des élus qui connaissent bien le territoire et ses contraintes —, l'adaptation de nos écoles face au réchauffement climatique reste un chantier de fond à anticiper.

La question n'est donc pas d'opposer un projet à un autre, mais de nourrir la réflexion collective :

Comment mieux planifier nos futurs arbitrages budgétaires pour concilier l'aménagement de l'espace public et le confort thermique de nos écoles ?

Et vous, qu'en pensez-vous ? Comment percevez-vous ces priorités d'aménagement pour l'avenir de Saint-Aubin-lès-Elbeuf ? N'hésitez pas à partager votre avis de manière constructive dans les commentaires.

Sources et références :

  • Données budgétaires communales : Rapport d'Orientation Budgétaire (ROB 2026, page 11) et Décision municipale n° 2024-013.
  • Historique des canicules et consignes scolaires : Météo France (Bilan des vagues de chaleur en France) et Ministère de l'Éducation Nationale (Guide Recommandations Vague de Chaleur dans les Établissements Scolaires).
  • Estimation du matériel de rafraîchissement : Prix moyens constatés (Leroy Merlin, Castorama, Boulanger) pour des climatiseurs mobiles monoblocs haute capacité (12 000 - 14 000 BTU / 3,5 à 4 kW) adaptés à des surfaces de 35 à 45 m² avec occupation multiple.

27 juin 2026

Police municipale à Saint-Aubin-lès-Elbeuf : mon analyse complète des coûts réels


Police municipale à Saint-Aubin-lès-Elbeuf : mon analyse complète des coûts réels

C’est inscrit noir sur blanc sur le tract pour son élection : le maire a annoncé son intention de nous consulter par référendum sur la création d'une police municipale. C’est une décision majeure pour l'avenir de Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Pour que chacun puisse voter en toute conscience, loin des postures politiques, j'ai voulu poser les chiffres à plat.


Je me suis plongé dans les rapports financiers officiels, les textes réglementaires et les dernières données statistiques nationales pour analyser précisément ce que représente une telle structure. Pour que mon analyse soit la plus claire possible, j'ai séparé les coûts en deux catégories budgétaires bien distinctes :

  • Les dépenses de fonctionnement : C’est l'argent que la ville doit dépenser tous les ans pour faire tourner le service (les salaires, l'essence, les assurances). C'est comparable à l'essence et à l'assurance d'une voiture au quotidien.
  • Les dépenses d'investissement : C'est l'argent dépensé en une seule fois, principalement au démarrage, pour acheter du matériel durable (les uniformes, la voiture, les travaux). C'est comparable à l'achat de la voiture elle-même.

Voici les résultats de mes recherches, basés sur le scénario le plus réaliste pour démarrer : une brigade de deux personnes composée d'un chef brigadier et d'un brigadier.


1. Les dépenses de fonctionnement : le coût annuel de la brigade

En analysant les budgets des communes de notre taille, j'ai constaté que dans une police municipale, les dépenses de personnel représentent plus de 90 % de cette catégorie. Pour monter un service sérieux, il faut une hiérarchie. J'ai donc calculé les coûts annuels pour les deux profils :

  • Le Chef brigadier (Fonctionnement annuel) : Il gère le service, planifie les missions et fait le lien avec les élus. En raison de ses responsabilités, j'estime son coût total pour la commune entre 65 000 € et 75 000 € par an (salaire net, charges patronales et primes incluses).
  • Le Brigadier (Fonctionnement annuel) : C'est l'agent de terrain qui assure les patrouilles au quotidien. D'après mes calculs, son coût se situe entre 55 000 € et 60 000 € par an.
  • Les autres frais de fonctionnement : Il faut ajouter environ 5 000 € par an pour le quotidien (le carburant du véhicule, l'entretien, les abonnements téléphoniques et radio, les petites fournitures).

Qu'est-ce que cela signifie concrètement ?
Sur un budget de fonctionnement estimé à 135 000 € par an, plus de 122 000 € vont directement aux salaires et aux charges patronales. Moins de 13 000 € servent à payer tout le reste (essence, radio, fournitures). C'est un engagement financier très rigide pour Saint-Aubin : si la commune doit faire des économies un jour, elle ne pourra pas gratter grand-chose sur le quotidien. Le seul moyen de baisser la dépense serait de supprimer un poste d'agent.

Mon constat sur le fonctionnement : Pour faire vivre ce binôme au quotidien, j'ai calculé que notre ville devra dépenser environ 135 000 € par an de manière définitive et répétée.


2. Les dépenses d'investissement : le matériel de départ

Avant de voir ce binôme patrouiller dans nos rues, la commune doit financer son matériel de démarrage. Ce sont des dépenses que l'on paie au début, puis que l'on amortit sur plusieurs années. J'ai répertorié les investissements obligatoires pour lancer le service.

Voici le tableau synthétique des frais d'investissement que j'ai pu évaluer :

Poste d'investissement Ce qu'il contient Les chiffres que j'ai trouvés
Équipement individuel (x2) Uniformes complets (été/hiver), gilets pare-balles, radios portatives, menottes, bâtons de défense. 6 000 € à 8 000 € (pour le binôme)
Véhicule sérigraphié (x1) Une voiture de patrouille équipée (gyrophare, sirène, marquage officiel). 40 000 € à 55 000 € (à l'achat)
Option armement (x2) Si la ville choisit l'armement létal (pistolet semi-automatique 9mm), achat des armes et du coffre sécurisé obligatoire. Environ 2 000 à  3 000€ (pour le service)
Aménagement des locaux Sécurisation d'un espace en mairie ou dans un bâtiment communal (porte blindée, informatique sécurisée). Variable (estimation min. 10 000 à  15 000€)

3. Le cas particulier des formations

On ne s'improvise pas policier municipal. Le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) impose des règles strictes qui impactent les deux budgets :

  • En investissement de départ : La formation initiale obligatoire du brigadier coûte environ 1 500 € en frais pédagogiques. Mais j'attire votre attention sur un point : la commune va payer le salaire de l'agent (en fonctionnement) pendant plusieurs mois alors qu'il sera en centre de formation et donc absent des rues de Saint-Aubin.
  • En fonctionnement annuel : Les deux agents ont l'obligation de suivre des formations continues et des entraînements réguliers (notamment le tir réglementaire). Cela implique des coûts récurrents chaque année pour les munitions et l'accès aux infrastructures.

En résumé : le bilan de mon analyse

Si je résume l'ensemble de mes calculs pour la création de cette brigade (un chef brigadier, un brigadier et un véhicule) à Saint-Aubin-lès-Elbeuf :

  • La première année (Lancement) : J'estime l'enveloppe globale à environ 185 000 €. Cela cumule les investissements de départ (achat de la voiture, du matériel, travaux) et la première année de fonctionnement (salaires et charges).
  • Les années suivantes (Vitesse de croisière) : Il faudra budgétiser environ 135 000 € par an en dépenses de fonctionnement pur pour maintenir le service actif.

Pour une commune comme la nôtre, ces sommes représentent un vrai choix budgétaire. Cet argent devra être trouvé soit en réduisant les dépenses dans d'autres services publics de la ville, soit en adaptant la fiscalité locale. L'enjeu de ce référendum sera donc de peser le bénéfice d'une sécurité de proximité face à son impact réel et concret sur les finances de notre commune.

Je vous laisse la parole dans les commentaires : que pensez-vous de ces chiffres et de cette répartition ? Le débat est ouvert !


Les sources officielles qui m'ont permis de réaliser cette étude :

Pour éviter les approximations, j'ai croisé plusieurs documents publics et institutionnels disponibles en ligne :

  1. L'Observatoire des Finances et de la Gestion Publique Locales (OFGL) : J'ai utilisé leurs analyses sur les coûts des polices municipales. Leurs rapports et études thématiques sont consultables sur le portail officiel des collectivités : collectivites-locales.gouv.fr.
    Mots-clés à taper dans leur barre de recherche : "Rapport OFGL polices municipales nouveaux éclairages".
  2. La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) : Les données brutes des budgets de toutes les communes de France (pour comparer les villes de taille similaire à Saint-Aubin) sont accessibles de manière transparente sur la plateforme d'ouverture des données publiques : data.gouv.fr.
    Mots-clés à taper : "Données comptables des communes budgets principaux".
  3. Le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) : Pour consulter le catalogue complet, les obligations réglementaires et les livrets de formation des policiers municipaux, vous pouvez vous rendre sur leur site : cnfpt.fr.
    Mots-clés à taper : "Guide formation intégration police municipale catégorie C".
  4. Le Ministère de l'Intérieur / Grilles indiciaires : Les décrets fixant les salaires de base (indices), les primes et l'évolution de carrière des brigadiers sont publiés officiellement sur le site du service public de la diffusion du droit : legifrance.gouv.fr ou plus simplement sur emploi-collectivites.fr.
    Mots-clés à taper : "Grille indiciaire brigadier de police municipale".

05 juin 2026

Affichage des drapeaux dans les écoles : que dit la loi et quelle est la situation à Saint-Aubin-lès-Elbeuf ?

Affichage des drapeaux dans les écoles : que dit la loi et quelle est la situation à Saint-Aubin-lès-Elbeuf ?

La présence des symboles de la République sur les bâtiments publics est un sujet encadré par des textes de loi précis. En observant les façades des différentes écoles maternelles et élémentaires de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, on peut s'interroger sur la réglementation en vigueur concernant l'affichage des drapeaux.

Voici un point complet sur les obligations légales, les constats sur le terrain et les questions légitimes que cela soulève.




1. Ce que dit la loi : une double obligation


En France, l'affichage des symboles nationaux et européens dans les établissements scolaires (publics et privés sous contrat) est strictement obligatoire. Cette règle s'applique à deux niveaux distincts :

Sur la façade des bâtiments (depuis 2013)
Depuis la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République (dite loi Peillon), les écoles doivent obligatoirement afficher trois éléments au-dessus de leur entrée ou sur leur façade principale :
  • Le drapeau français (tricolore).
  • Le drapeau européen (bleu à douze étoiles d'or).
  • La devise de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité ».
La loi impose l'affichage des deux drapeaux ensemble ; il n'est pas autorisé de n'en mettre qu'un seul.

À l'intérieur des salles de classe (depuis 2019)
La loi pour une école de la confiance (dite loi Blanquer) a étendu cette obligation à l'intérieur même des bâtiments. Désormais, chaque salle de classe doit afficher le drapeau français, le drapeau européen, la devise de la République et les paroles de l'hymne national, La Marseillaise.

2. Le constat sur le terrain à Saint-Aubin-lès-Elbeuf

Lorsque l'on examine les établissements scolaires de notre commune depuis l'espace public (comme les écoles Marcel Touchard ou Louise Maille et Gaston Pécoud), les drapeaux tricolores et européens sont globalement invisibles depuis la rue.

On note une seule exception sur l'un des bâtiments anciens en briques, qui arbore un petit écusson bleu-blanc-rouge rigide fixé près d'une fenêtre du premier étage. Pour toutes les autres structures, aucun drapeau n'est immédiatement visible pour les passants.

3. Oubli technique ou choix délibéré : les questions qui se posent

Ce décalage flagrant entre les textes officiels et la réalité visuelle des façades pousse à s'interroger sur les raisons de cette absence. Plusieurs questions se posent aujourd'hui :

  • Pourquoi la mairie n'affiche-t-elle pas ces drapeaux ? S'agit-il d'une simple négligence logistique qui dure depuis des années, ou d'une réelle volonté de ne pas vouloir afficher ces symboles sur l'extérieur de nos écoles ?
  • Est-ce une question d'idéologie ? Le choix de laisser ces symboles hors de la vue des habitants et des enfants sur l'espace public reflète-t-il un positionnement politique particulier de la municipalité vis-à-vis des emblèmes nationaux et européens ?

Il faut savoir que si la loi rend cet affichage obligatoire, elle n'a prévu aucune amende ni sanction financière pour les communes qui ne s'y conforment pas. La mise en œuvre dépend donc uniquement de la gestion de chaque mairie, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les interprétations.

4. Au-delà du texte légal : le respect de la Nation et des habitants

Au-delà de la simple règle juridique, la présence des drapeaux sur nos écoles touche directement à deux principes fondamentaux de la vie républicaine :

  • Le respect de la Nation : Le drapeau tricolore est l'emblème de notre pays, le symbole de notre histoire commune et des valeurs constitutionnelles qui nous unissent tous. Reléguer cet affichage au second plan ou le rendre invisible depuis l'espace public peut être ressenti comme un manque de considération envers la Nation et envers les institutions que les écoles représentent.
  • Le respect des habitants : Les citoyens de Saint-Aubin-lès-Elbeuf sont en droit d'attendre que leur municipalité applique les lois nationales sans exception. Respecter les habitants, c'est aussi leur offrir un cadre de vie où l'appartenance à la République est affichée clairement et fièrement sur le fronton des bâtiments communaux, sans dissimuler ses emblèmes derrière les grilles de la cour.

Conclusion

L'affichage conjoint des drapeaux français et européen ainsi que de notre devise républicaine constitue une obligation légale claire pour tous les établissements scolaires. À Saint-Aubin-lès-Elbeuf, la discrétion totale de ces symboles pose question. Une mise en conformité visible des façades de nos écoles permettrait ainsi de garantir le strict respect de la loi et de lever toute ambiguïté.

Et vous, quel est votre avis ?

Pensez-vous que la mairie doit installer les drapeaux de manière bien visible sur la rue dès à présent ?

N'hésitez pas à partager vos réflexions dans l'espace commentaires.

Fabien Monvoisin

02 juin 2026

Trafic de stupéfiants à Saint-Aubin-lès-Elbeuf : que disent vraiment les chiffres ?

Trafic de stupéfiants à Saint-Aubin-lès-Elbeuf : que disent vraiment les chiffres ?

Saint-Aubin-lès-Elbeuf n’est peut-être pas encore Marseille ou Nice, mais la réalité des chiffres officiels nous invite à regarder de près ce qui se passe sur notre territoire. Loin des clichés des grandes métropoles, l'économie souterraine trouve aujourd'hui sa place dans les communes de taille moyenne, et notre ville n'échappe pas à cette tendance.

Pour mieux comprendre la situation, il est utile de se pencher sur les dernières données du ministère de l’Intérieur et du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI).



Une hausse de +17 % constatée sur la commune

Les statistiques récentes montrent une progression claire : +17 % pour le trafic de stupéfiants. Il est important de préciser que cette augmentation est calculée sur le maillage propre de la commune de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, et non sur une moyenne globale de l'agglomération.

Cette évolution confirme que les réseaux de revente et les activités liées à ce marché illicite touchent directement les quartiers saint-aubinois. Ce phénomène, autrefois perçu comme un problème réservé aux grandes villes, est désormais une réalité de proximité.

Quel impact sur la vie quotidienne ?

Pour une commune d'environ 8 400 habitants, le développement du trafic de drogue ne se résume pas à de simples pourcentages dans un rapport de police. Sur le terrain, cette économie souterraine génère des conséquences très concrètes pour les riverains :

  • L'occupation de l'espace public : La présence de points de revente entraîne souvent des va-et-vient réguliers et l'appropriation de certains lieux communs (halls d'immeubles, coins de rue, parkings).

  • Le sentiment d'insécurité : Ces situations perturbent la tranquillité publique et créent une inquiétude légitime chez les habitants et les familles pour leur cadre de vie.

  • Les risques de tensions : L'installation de réseaux locaux peut amener des conflits de territoire discrets mais réels, nuisant à l'ambiance paisible de nos quartiers.

Regarder la réalité en face pour mieux y répondre

Poser ce diagnostic n’a pas pour but de dramatiser la situation, mais de s'appuyer sur des faits transparents. Les réseaux de distribution s'adaptent et s'enracinent partout, et les petites villes doivent aujourd'hui faire face à de nouveaux défis en matière de sécurité et de tranquillité publique.

L'enjeu pour Saint-Aubin-lès-Elbeuf est désormais d'observer ces indicateurs avec attention afin que les acteurs locaux puissent adapter au mieux les réponses de proximité.

Et vous, constatez vous une évolution de cette situation dans votre quartier ?

N'hésitez pas à partager vos observations et vos réflexions dans l'espace commentaires, toujours dans le respect et l'écoute mutuelle.

Sources et méthodologie :

  • Chiffres de la délinquance et des stupéfiants : Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) – Base des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie.

  • Données financières et budgétaires : Comptes des communes publiés par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) et l'Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locale (OFGL).

18 mai 2026

Analyse budgétaire à Saint-Aubin-lès-Elbeuf : Comprendre les chiffres de notre commune

Analyse budgétaire à Saint-Aubin-lès-Elbeuf : Comprendre les chiffres de notre commune

Quand on regarde les documents officiels de la mairie, il est parfois difficile de s'y retrouver avec toutes ces lignes comptables. L'objectif ici est de vous traduire ces chiffres de manière claire et transparente. Voici la réalité des finances de notre commune, résumée en quatre points essentiels, suivie des solutions possibles pour améliorer la situation.

L'objectif de cet article n'est pas de juger, mais de présenter les faits de manière accessible et de soulever les questions que ces chiffres inspirent pour l'avenir de notre commune.


1. L'illusion du "budget record" de 2024

La mairie a affiché un budget très impressionnant pour 2024. Mais attention, l'affichage est un peu trompeur. Pour atteindre ce chiffre, la ville a dû piocher 2,7 millions d'euros dans ses anciennes économies. 

C'est exactement ce que la mairie a fait pour l'année 2024 en affichant un budget record.

  • Le chiffre affiché sur le papier : 14 541 998 € de recettes.
  • La réalité : Les véritables recettes générées durant l'année n'étaient que de 11 808 730 €.

Le calcul de cette astuce :

14 541 998 € (Budget affiché) - 11 808 730 € (Vrais revenus) = 2 733 268 € qui ont été piochés dans les économies.

C'est un peu comme vider son livret A pour payer ses dépenses de tous les jours : cela donne l'impression d'avoir un compte bien rempli, mais cela cache une réalité plus inquiétante : les vraies rentrées d'argent de l'année sont en baisse.

👉 La question que l'on peut se poser : Comment la commune pourra-t-elle équilibrer ses futurs budgets lorsque ces réserves capitalisées par le passé auront été entièrement utilisées ?

Source officielle : Document du Budget Primitif (BP) de la Ville – Année 2024 (Page de synthèse générale – Tableau d'équilibre des recettes de fonctionnement).

2. 2023 : Des revenus en dessous des attentes

L'année 2023 n'a pas été à la hauteur des prévisions annoncées. À la fin de l'année, il manquait près de 1,7 million d'euros dans les caisses par rapport à ce que la mairie espérait récolter au départ. L'argent prévu n'est tout simplement pas rentré comme espéré.

L'année 2023 montre un écart important entre ces deux documents.

  • L'argent espéré (Prévu) : 13 793 282 €.

  • L'argent vraiment reçu (Réel) : 12 095 773 €.

Le calcul des "recettes manquantes" :

13 793 282 € (Prévu) - 12 095 773 € (Réel) = 1 697 509 € de moins que prévu.

📌 L'analyse factuelle :

​À la clôture des comptes de l'année 2023, les recettes réelles ont été inférieures d'environ 1,69 million d'euros aux estimations de départ.

​👉 La question que l'on peut se poser : Face à un environnement financier de plus en plus mouvant, quels sont les leviers pour adapter les prévisions budgétaires au plus près des réalités du terrain ?

Sources officielles : Budget Primitif (BP) 2023 (Page du budget voté – Section des recettes) croisé avec le Compte Financier Unique (CFU) 2023 (Page du bilan réel des recettes exécutées).

3. La flambée du coût des salaires

C'est un point d'alerte majeur pour notre budget. Les dépenses liées au personnel ont fortement augmenté, notamment à cause de l'embauche de 18 employés supplémentaires en une seule année.

Les documents officiels permettent d'observer l'évolution de ce poste à Saint-Aubin-lès-Elbeuf.

  • Le calcul du personnel supplémentaire (en 2024) :

32 arrivées (embauches) - 14 départs = 18 employés de plus en 1 seule année (soit une augmentation géante de +15,3 % pour atteindre 168 agents au total).

  • Le calcul du poids (charge) des salaires : 

6 200 000 € (Frais de personnel) / 14 000 000 € (Budget global du quotidien) = 0,442857.... soit 44,2 %.

Le résultat est sans appel : aujourd'hui, 44,2 % de l'argent du quotidien de la ville sert uniquement à payer les salaires. Presque la moitié de notre budget de fonctionnement est donc bloquée, ce qui oblige à jongler en permanence pour financer le reste (l'entretien de la commune, les services, les activités).

📌 L'analyse factuelle :

​Les frais de personnel représentent désormais 44,2 % des dépenses courantes de la commune. Pour faire face à ces obligations et assurer la continuité du service (notamment pour la couverture des remplacements), la municipalité utilise des Décisions Modificatives (comme la DM1) votées en conseil municipal, qui permettent de transférer des crédits d'un chapitre à un autre en cours d'année.

👉 La question que l'on peut se poser : Quel est le juste équilibre à trouver pour stabiliser ces frais de fonctionnement tout en préservant les enveloppes dédiées à l'entretien des infrastructures et au soutien associatif ?

Sources officielles : Rapport Social Unique (RSU) 2024 (Pages de synthèse sur les effectifs et les mouvements RH) et Diaporamas du Conseil Municipal (Diapositives portant sur la Délibération de la Décision Modificative budgétaire DM1).

Courbe des recettes de fonctionnement de Saint-Aubin-lès-Elbeuf
entre 2018 et 2025


Ce graphique montre parfaitement l'effet de ciseau redouté : alors que les frais de personnel n'arrêtent pas d'augmenter (allant de 4,7 millions d'euros bruts à un total de 6,2 millions d'euros charges comprises), l'argent réel qui entre dans les caisses municipales (la courbe bleue) a chuté de près d'un million d'euros depuis son pic de 2020.

4. Une perte de revenus continue sur 5 ans

Pour mesurer l'évolution structurelle des finances de la commune, il est utile d'observer la tendance sur une période de cinq ans.

C'est exactement ce que représente l'année 2025.
  • Vrais revenus en 2020 (Le sommet de la montagne) : 13 544 597 €.
  • Vrais revenus en 2025 (Aujourd'hui) : 12 587 777 €.
Le calcul de la perte sèche :

13 544 597 € - 12 587 777 € = 956 820 € de perte.

📌 L'analyse factuelle :

​Si l'on prend un peu de recul, la tendance est à la baisse. Entre l'année 2020 (qui reste la meilleure année financièrement) et les prévisions pour 2025, la ville a perdu près d'un million d'euros de rentrées d'argent annuelles.

👉 La question que l'on peut se poser : Comment concevoir une planification des projets locaux à long terme lorsque les recettes de fonctionnement connaissent une baisse structurelle ?


Sources officielles : Comptes Financiers Uniques (CFU) des années 2020 et 2025 (Pages de clôture des résultats réels de fonctionnement).

En conclusion pour mes lecteurs (enfin la conclusion)

Notre belle et heureuse commune n'est pas en faillite (ouf), mais elle utilise toutes les ficelles de la comptabilité publique pour masquer une baisse de ses revenus réels depuis cinq ans. L'analyse de ces quatre indicateurs montre que la gestion d'une commune requiert une adaptation constante face aux fluctuations des ressources et à la hausse des coûts fixes.

​Dans ce contexte, les relations financières avec la Métropole Rouen Normandie occupent une place de plus en plus centrale. Les délibérations du conseil municipal de mai 2026 soulignent l'importance des outils intercommunaux, tels que les attributions de compensation et les fonds de concours, pour soutenir le financement des investissements locaux et des grands projets d'urbanisme.

​👉 La question finale : À l'heure où les ressources propres des communes se restreignent, quelle sera la part d'autonomie financière restante pour notre ville face au poids grandissant des structures intercommunales ?

L'espace commentaires est ouvert pour échanger de manière calme, constructive et factuelle sur ces enjeux qui concernent notre quotidien à tous.

Source officielle de la conclusion : Diaporamas du Conseil Municipal du 14 mai 2026 (Diapositives de fin de séance portant sur les conventions intercommunales, les fonds de concours de la Métropole et l'urbanisme).


Rédigé par : Fabien Monvoisin